دار الثقـــــــــافة مــــولود معمــري تيــــزي وزو
AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

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دار الثقـــــــــافة مــــولود معمــري تيــــزي وزو
AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

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ASMEKTI - إستذكار- ÉVOCATION
ASMEKTI -BELAÏD (IZARAR Belaïd ; 1909 – 1950) [Belɛid At-Ɛli]
✨ASMEKTI✨
BELAÏD (IZARAR Belaïd ; 1909 – 1950)
[Belɛid At-Ɛli]
????Biographie :
Ecrivain de langue kabyle, Izarar Bélaïd, plus connu sous le nom de Belaïd At-Ali est né le 25 novembre 1909 à Bouïra, où sa mère exerçait le métier d'institutrice. Bélaïd rentra dans son village d'Azrou Kollal à l'âge de 5 ans (vers 1914) où il fut scolarisé jusqu'en 1920. A cette date
son demi frère Mohand Saïd le prit avec lui en France. Il y resta jusqu'en 1925, année où il a perdu son père Ali At Ali. Il avait 16 ans et sa mère s'empressa de le marier à une jeune femme qui, d'après ses confidences était plus âgée que lui. Il la délaissa au bout de quelques mois.
Il passe son temps entre Azrou, Alger chez ses oncles maternels et en France.
A 20 ans, il fut appelé au service militaire. Il gravit les grades jusqu'à sergent chef. Démobilisé, il recommence ses errements en particulier en France où il exerça quelques métiers dans des usines.
Vers 1934, il regagne son village pour se remarier avec une fille du village cette fois-ci avec son consentement. Il eut très vite un garçon, Ramdane, mais très vite son bonheur va se briser sur des malentendus survenus entre sa mère et sa femme. Bientôt sa femme quitte le domicile conjugal et rejoint sa mère à Alger emmenant avec elle ce qu'il a de précieux au monde, son fils. A partir de ce jour Bélaïd se trouve désemparé, trahi.
Bélaïd reprend le chemin de l'exil, il repart en France et sombre dans l'alcool. Bientôt la guerre le rappelle, c'est la mobilisation générale. Il se retrouve envoyé avec son régiment dans le Sud tunisien. La boisson lui fait perdre ses grades et devient simple soldat chargé de l'intendance.
En Europe, la guerre fait rage et son régiment est appelé en France occupée.
A la veille de son départ, il profite d'une permission pour prendre ses jambes à son cou, il rejoint son village, on ne sait par quel. Traqué par les gendarmes, il trouve souvent refuge chez ses sœurs mariées dans un village voisin. Il commence aussi à lier connaissance avec un Père Blanc (le Père Degezelle).
La situation sociale de Bélaïd, déserteur,
recherché, abandonné par les siens, débouche à partir de mars 1946, en
particulier, par l'écriture du premier cahier avec le conte « bu yedmimen »
Quand on regarde de plus près ce premier cahier on relève les difficultés de Bélaïd en ce qui concerne la réalisation de cet ouvrage.
L'alphabet utilisé est presque similaire à ceux de Boulifa et de Ben Sedira.
La semi-consonne « y » est notée « ie ou ia », le « c » est noté en français « ch » le « w » est noté « oua » et beaucoup d'autres phonèmes sont notés en français. Mais dès le deuxième cahier, il introduit d'autres signes pour éclairer le lecteur et lui faciliter la compréhension de ses textes. C'est ainsi qu'il commence à introduire le « y » et le « w » ainsi qu'à différencier
les phonèmes emphatiques comme le « z » et le « ẓ » le « d » avec son emphatique et sa spirante.
Au fur et à mesure qu'il avance dans l'écriture de ses cahiers il innove et invente un alphabet qui lui est presque propre. Car en 1945 il n'existe aucun alphabet normalisé. Les Pères Blancs eux-mêmes étaient à la recherche de signes pouvant répondre à leur problème.
Ce n'est qu'à partir de 1946 que certains signes ont été définitivement adoptés. Comme par exemple le signe « ɛ ».
L'œuvre de Bélaïd a donc commencé par un simple conte « Bu yed mimen » puis il se laisse coller à la tradition et à sa langue.
Bélaïd Ait Ali, mort en 1950
????Oeuvres :
Bélaïd a abordé dans ses cahiers plusieurs thèmes que l'on peut classer comme suit :
????Les nouvelles :
- Tassa
- Țțeḍbeṛ
- At zik
- Dayen d-ḥakun
-Sya d sya
- Lɣani d lfaqir
- Aẓiḍan d umerzagu
????Tiqsidin:
récits moralisants ayant comme personnages des animaux :
- Lhaǧ amcic
- Tamacahuț inissi d wuccen
- Ass mi heddren lehwayec
????D'autres textes peuvent être ethnographiques par exemple :
- Jeddi
- Af tmusni
- Lexdubga
- Mara d-mektiɣ
- D amezwaru unebdu
????Par ailleurs il a consacré un cahier complet aussi aux femmes du village :
-Dehbiya at Qasi
- Zayna at Ɛamruc
- Tamezwarut ou Amnuɣ n teqqcicin
- Juhra n tbilbuzt
- Beru
- Sbiṭṭaṛ
????Un cahier complet où sont notés une trentaine de poèmes, tous de sa composition.
Mais d'autres poèmes figurent dans d'autres cahiers.
Enfin il ne faut pas oublier son chef d'œuvre Lwali bbwedrar qui, à lui tout seul, constitue une œuvre littéraire complète.
Il faut signaler que Bélaïd a utilisé des noms d'emprunt pour décrire
des personnages réels tels que sa mère par exemple dans "Targit" ou "Beru" ou encore "Afenǧal n lqahwa"
Ces cahiers, qui sont en réalité des feuilles volantes fournies par le Père Blanc Jules Louis Degezelle sont cousues avec une aiguille et du fil noir, constituent la plus importante production du Fichier de documentation Berbère initié et dirigé par Le Père Dallet. Ils sont édités en 1964.
????Source: Extraits de 《INTRODUCTION À L'ŒUVRE DE BÉLAÏD AÏT ALI, 》 comme première initiative d'écriture de tamazighten caractère latin par Mohand Ibrahim