دار الثقـــــــــافة مــــولود معمــري تيــــزي وزو
AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

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دار الثقـــــــــافة مــــولود معمــري تيــــزي وزو
AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

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LA MINUTE CULTURE GÉNÉRALE
✨Axxam (Maison) ✨
✨Axxam (Maison) ✨
L'ancienne maison paysanne kabyle, l'axxam, était un bâtiment à pièce unique, de plan rectangulaire, sans étage, à cohabitation de l'homme et du bétail. La toiture consistait en deux versants couverts soit de tuiles et bien marqués, soit de terre et formant un bombement.
Les fondations étaient des tranchées comblées avec de grosses pierres (adrar) et du mortier d'argile.
Pour les murs porteurs, deux techniques étaient employées, le mur de pierres liées par du mortier de terre (taghaladt) et le mur de pisé avec un coffrage en bois tabbadit).
La charpente était faite de pannes (isulas), la panne faîtière (asulas alemmas) et les pannes de versant (de deux à trois selon la largeur de la pièce). Les pannes reposaient sur les murs-pignons et sur des poteaux de bois fourchus (tikjda) fichés au niveau de la cloison basse (tadekkant) entre pièce commune et étable.
La couverture était faite de roseaux (ighunam) ou de branches d'olivier (tachita n tazemmurt) et de tuiles d'argile (karmoud) creuses ou (plus tardivement) mécaniques.
Le sol de la partie habitée (taqaat ou tigergert selon la région) était constitué d'un mortier à base d'argile et de gravier auquel on ajoutait de la paille hachée ou de la bouse de vache et parfois de la chaux ou de la tuile broyée. Dans ce sol, se creusait le foyer (kanun) et se tenait le moulin à bras (tassirt).
Lors de la construction, le travail intérieur concernant le sol et les murs revenait aux femmes. Les murs étaient crépis à l'aide d'un enduit composé d'argile schisteuse passée au tamis, à laquelle on ajoutait de la bouse de vache et de la paille fine pour éviter les fissures de rétraction.
Les fonctions économiques de la maison étaient réparties en trois espaces distincts : l'étable (addaynin) pour le bétail, ménagée sous la soupente (takanna) pour les jarres (akoufi, pluriel d'ikoufan) à provisions, et la pièce commune (takaat), où était disposé le métier à tisser (azetta).
La maison était plus ou moins décorée et ornée selon l'importance sociale et la richesse du propriétaire, de sa famille ou de sa tribu. À l'intérieur, les fresques murales avaient recours à des symboles variés, aux significations multiples. La décoration extérieure concernait les portes, sur les battants desquels le menuisier incisait, au moyen d'une pointe de fer, des motifs faits de lignes droites, de points, de petits cercles, de rosaces et de croix formant des compositions d'ensemble.