دار الثقـــــــــافة مــــولود معمــري تيــــزي وزو
AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

Commémoration du 32ème anniversaire de la disparition de Mouloud MAMMERI...

Sous le thème « Mouloud MAMMERI et la poésie de SI MOUHAND OU MHAND ».

célébration de la journée nationale du chahid 18 février...

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Yennayer 2971

Aseggas Ameggaz

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MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

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LE PRIX NOBEL DE LITTÉRATURE
21ème prix : 1920 Knut Hamsun (1859-1952)
PRIX NOBEL DE LITTÉRATURE 
21ème prix : 1920

Knut Hamsun (1859-1952)

 BIOGRAPHIE :
Auteur, scénariste norvégien et récipiendaire du prix Nobel de littérature en 1920, Knud Pedersen, plus connu sous son nom de plume Knut Hamsun est né le 4 août 1859 à Garmostraet, un village situé près de Lom (Norvège)
En 1877, dès l'âge de 17-18 ans, il taquine les muses et publie Den Gaadefulle (Le Personnage mystérieux) à Tromsø
Dans les années 1920-1930, la popularité de Knut Hamsun culmine. Il écrit beaucoup et ses nouvelles œuvres atteignent des tirages considérables. Elles sont immédiatement traduites dans toutes les grandes langues mondiales
Knut Hamsun fait figure de génie littéraire et de symbole d'ascension sociale. Jusqu'à ce que sa passion pour l'Allemagne lui fasse prendre position en faveur d'Hitler.
En effet, en 1940, avec l'occupation de la Norvège par l'Allemagne commencent les années douloureuses. D'un point de vue national norvégien, Hamsun a choisi le mauvais camp, celui des nazis.
En 1945, à la Libération, sa collaboration avec les nazis pendant la guerre lui vaudra un procès retentissant. Hamsun est attaqué de toutes parts. Il est soumis à un examen psychiatrique sans ménagement, il est déclaré « irresponsable ».
Knut Hamsun est condamné à payer à l'État des dommages ruineux ¬ au sens propre du terme ¬ pour le soutien moral apporté à l'occupant.

PUBLICATIONS :

Romans :
• Den Gaadefulde. 1877
• Bjørger. 1878
• Sult // La faim. 1890
• Mysterier // Mystères.1892
• Redaktør Lynge. 1893
• Ny jord. 1893
• Pan. 1894
• Victoria. 1898
• Sværmere // Rêveurs. 1904
• Under Høststjærnen // Sous l'étoile d'automne. 1906
• Benoni. 1908
• Rosa. 1908
• En Vandrer spiller med Sordin // Un vagabond joue en sourdine. 1909
• Den siste Glæde // La Dernière Joie. 1912
• Børn av Tiden // Enfants de leur temps. 1913
• Segelfoss by // La Ville de Segelfoss. 1915
• Markens Grøde // L'Éveil de la glèbe. 1917
• Konerne ved Vandposten // Femmes à la fontaine. 1920
• Siste Kapitel // Le Dernier Chapitre. 1923
• Landstrykere // Vagabonds.1927
• August Weltumsegler // Auguste le marin. 1930
• Men Livet lever // Mais la vie continue. 1933
• Ringen sluttet // Le cercle s'est refermé. 1936
• Paa gjengrodde Stier // Sur les sentiers où l'herbe repousse. 1949

Théâtre :
• Ved Rigets Port // Aux portes du royaume. 1895
• Livets Spil // Le Jeu de la vie. 1896
• Aftenrøde // Crépuscule. 1898
• Munken Vendt. 1902
• Dronning Tamara. 1903
• Livet ivold. 1910

Poésie :
• Et Gjensyn. 1878
• Det vilde Kor. 1904

Autres :
• I Æventyrland // Au pays des contes. 1903
• Fra det moderne Amerikas Aandsliv // La Vie culturelle de l'Amérique. 1889
• Sproget i Fare. 1918. Pamphlet

RÉSUMÉ DU JOUR :

« La faim » 1890:

Sur près de 300 pages, on suit sur plusieurs semaines un jeune homme qui erre dans Christiana, un quartier de Copenhague au Danemark. Cet homme, dont on ne connaîtra jamais le nom, survit en écrivant quelques piges pour un journal local. La plupart du temps, il est trop pauvre pour pouvoir se nourrir ou se loger.
Il s'agit d'un roman sur l'expérience violente de la faim. Ni plus ni moins. Tout le livre reste concentré sur ce sujet, sans s'encombrer de drames ou de péripéties inutiles ; il est comme porté par lui. C'est là le véritable tour de force de l'auteur : tenir en haleine le lecteur avec un fil narratif aussi ténu, sans vraiment raconter d'histoire mais en observant les faits et gestes d'un homme privé de nourriture.
Le lecteur suit la déchéance du personnage sur les plans moral, matériel et physique. Au fur et à mesure que la faim se fait sentir, le narrateur devient de plus en plus miséreux, forcé de mettre sur gages le peu qu'il possède ; il s'enfonce dans la folie, délire et est sujet à des hallucinations multiples ; il perd ses cheveux, subit d'affreux maux de tête et de ventre, a des insomnies ; ses sautes d'humeurs sont fréquentes, passant rapidement de la joie la plus complète à la dépression la plus noires...
Le narrateur semble jubiler de son état, qui lui permet de mettre à l'épreuve sa moralité et son intégrité. En véritable martyre, il prend la faim comme une épreuve par laquelle il devrait passer pour devenir meilleur. Ce processus d'auto destruction à l'œuvre est très bien amené, assez impressionnant à lire.
C'est un roman social très dur, à peine supportable parfois tant la déchéance décrite y est violente, qu'il faut lire comme le long soliloque d'un homme fou et halluciné, pris de vertiges et tenaillé par une faim atroce qui ne pourra jamais être rassasiée.

 Synthèse des sources faite par: Maison de la Culture Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou