دار الثقـــــــــافة مــــولود معمــري تيــــزي وزو
AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

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lancement d’un nouvel atelier d’initiation à l’info-braille,les inscriptions débuteront à compter du mardi 07 Février 2017 au niveau de l’établissement.

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Lancement d’un nouvel atelier d’initiation à l’info-braille ,Les inscriptions débuteront à compter du mardi 07 Février 2017 au niveau de l’établissement.

Bibliothèque

BIBLIOTHEQUE DE LA MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI

دار الثقـــــــــافة مــــولود معمــري تيــــزي وزو
AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

  • Bienvenue sur le site de la Maison de la Culture Mouloud Mammeri de la wilaya de Tizi-ouzou. Supprimer
Salons
8ème édition du Salon « Djurdjura » du couscous
sous le thème :« La littérature de l'oralité et le conte populaire :
De la transmission culturelle à la construction identitaire »


Yennayer, signification et symbolique


Yennayer est le premier jour de l'an du calendrier agraire utilisé depuis l'antiquité par les Amazigh à travers l'Afrique du Nord. Il correspond au premier jour de janvier du Calendrier julien, qui aujourd'hui est décalé de 12 jours par rapport au Calendrier grégorien.

Cette date correspond à la date où le roi berbère Chachnaq fût intronisé Pharaon d'Egypte 950 av. JC., et fonda la XXIIème dynastie qui régna sur l'Égypte jusqu'à l'an 715 av. J-C

Yennayer est une fête très répandue, à travers toutes les régions de l'Algérie, où elle est considérée comme une célébration nationale. Cette fête est aussi fêtée parmi les autres communautés nord-africaines.

Du point de vue symbolique, festif et rituel Yennayer est une fête commune à tous les Algériens et à l'Afrique du Nord. Elle est célébrée dans la joie et la convivialité où la solidarité et l'entraide sont de mise. Des anciennes traditions qui ont, jadis, caractérisé la fête de Yennayer, il en reste quelques unes. Quelques produits alimentaires et quelques rituels sont, toujours et à ce jour, associés à cette date.

Concernant les pratiques rituelles, elles sont effectuées d'une façon symbolique. Elles sont destinées à écarter la famine, augurer l'avenir et consacré le changement. Ainsi, pour espérer une nouvelle année plus prospère, Yennayer est marqué par quelques opérations de purification.

Autrefois, le jour de Yennayer, les femmes nettoyaient et blanchissaient avec la chaux tous les coins et recoins de la maison. Pour stimuler les forces de la fécondité, pendant les fêtes de Yennayer, les femmes ne devaient pas porter de ceinture, par peur du sortilège de la stérilité.

Tous les gestes accomplis pendant la fête se font avec générosité et abondance et tout se fait dans les respects envers les gardiens invisibles « Iassassen ».

A l'occasion les enfants se déguisent avec les masques de tissus et de peaux de bêtes. Au coucher du soleil, ils se rassemblent, et en groupe, ils parcourent les ruelles du village. Passant de maison en maison, ils quémandent de la semoule, des beignets et autres denrées alimentaires.

Par ce geste d'offrande, les familles démontrent leur solidarité et leur générosité envers les démunis puisque tous ce qui sera amassé leur sera distribué. Et ce geste de convenance place la nouvelle année sous d'heureux auspices. Ce rite qui autrefois est commun à toutes les régions amazigh, ne subsiste actuellement, que dans quelques unes.

Imensi umenzu n Yennayer

Le repas, préparé pour la circonstance, est assez copieux et différent du quotidien. Pour la préparation de imensi n yennayer, on utilise la viande de la bête sacrifiée (asfel), souvent de la volaille, mélangée parfois à la viande séchée (acedluh) pour agrémenter le couscous, élément fondamental de l'art culinaire berbère.


Amenzu n yennayer détermine la fin des labours et marque le milieu du cycle humide. Les aliments utilisés durant ce mois sont les mêmes que ceux de la période des labours. Les aliments augmentant de volume à la cuisson sont de bon augure. La récolte présagée sera d'une grande quantité. Les différentes sortes de couscous, de crêpes, de bouillies, etc., et les légumes secs les agrémentant apparaissent. Les desserts servis seront les fruits secs (figues sèches, abricots secs, noix, etc.), de la récolte passée, amassés dans de grandes et grosses cruches en terre pourvues d'un nombril servant à retirer le contenu (ikufan).

Des traditions amazighes liées au changement de l'année se retrouvent dans plusieurs régions de l'Afrique du Nord, et particulièrement en Algérie. Elles s'apparentent parfois à de la superstition, néanmoins, elles participent à la socialisation des personnes, harmonisent et renforcent le tissu culturel. Des populations des régions différentes, considèrent les divers rites de Yennayer faisant partie intégrante de leur patrimoine culturel.



ARGUMENTAIRE : COLLOQUE NATIONAL
Littérature de l'Oralité et le Conte Populaire
de la Transmission Culturelle à la Construction Identitaire
11-12 JANVIER 2014


Déchirement, ablation, exil, naissance, et résistance sont autant de thème que la production littéraire populaire a transmit à travers les âges. Témoigner d'une souffrance ou d'une joie à toujours était la mission primaire d'une production artistique, souvent naïve, qui devint par la force des choses un élément constructeur d'un idéal socioculturelle animant la vie populaire au quotidien.

La formulation littéraire d'une œuvre socioculturelle, tissé à travers le temps, devient d'elle-même un patrimoine, voire un gisement idéologique qui parcourt les constructions identitaires à l'ombre de l'édification généralisé d'une nation. C'est dans cette optique que nous nous proposons porteurs d'un projet académique de réflexion autours de la question des apports de l'oralité dans la construction identitaire. La tourmente d'idée se doit d'explorer des axes liés à :

1- La place du conte populaire dans la constitution de la mémoire collective.
2- La littérature orale comme fondement de la philosophie sociale
3- Le proverbe et sa légitimité psycho-sociale
4- L'imaginaire littéraire de l'oralité et la spécificité identitaire
5- Littérature de l'oralité et les formes informelle de la mythologie
6- Littérature de l'oralité à l'épreuve de la colonisation

 

Par ailleurs, il est à préciser que les communications peuvent parvenir dans les langues suivantes : Anglais, Arabe, Tamazight et Français

 

 

Allocution d'ouverture à l'occasion de la 8ème édition du salon
« Djurdjura du couscous »

 

Mesdames et Messieurs,

 

Bonjour et bienvenue.

 

Je suis heureux de vous accueillir, dans cette emblématique maison de culture, pour célébrer, ensemble, les festivités du colloque «La littérature de l'oralité et le conte populaire: De la transmission culturelle à la construction identitaire » qui rentre dans le cadre de la célébration du jour de l'an berbère Yennayer 2965.

 

Au-delà de sa symbolique fortement ancrée dans nos pratiques et nos coutumes, Yennayer reste ce repère historique qui retrace les tréfonds d'une civilisation millénaire et d'un patrimoine riche, appartenant au grand Peuple Numide. C'est un marqueur indélébile du destin d'une communauté humaine qui, malgré les travers que l'Histoire lui a infligé, a su résister à l'effacement, la dislocation et l'oubli.

 

Yennayer est aussi un moment de rassemblement, de communion et de fraternité ; des valeurs qu'il nous rappelle à chaque fois qu'il nous vient. Présage de bonheur et de bon augure vivrier, il est vécu comme un retour à la terre nourricière, à la nature couveuse et à l'environnement protecteur qu'il convient de respecter, de préserver et de durabiliser.

 

Yennayer a aussi permis de pérenniser un patrimoine oral inestimable. C'est dans les longues nuits de sa célébration que bien des contes, des devinettes et des poèmes sont dits. Transmis de génération à une autre, l'héritage oral est ce qui sauve des pans entiers de notre culture de la disparition.

 

Repère identitaire, Yennayer rappelle, à tous, l'importance de a sauvegarde de notre patrimoine et de nos héritages. En cela, un statut officiel de la langue Amazigh sera le rempart contre l'érosion de notre culture. Il appartient à la société civile et politique de prendre à bras le corps cette revendication et de la concrétiser. C'est le devenir d'un peuple dont il s'agit.

 

Je souhaite plein succès aux travaux de ce colloque ainsi qu'aux activités qui l'accompagne. Merci du fond du cœur.

 

El hadi OULD ALI